Görge le rêveur à l’Opéra de Dijon

Nouvelle création française à l’Opéra de Dijon avec « Görge le rêveur », Opéra d’Alexander von Zemlinsky, en coproduction avec l’Opéra National de Lorraine.

Après Nancy, pour nombre de spectateurs, les représentations des 16, 18 et 20 Octobre dans l’auditorium bourguignon seront l’occasion de découvrir une œuvre inconnue écrite par un compositeur viennois qui l’est tout autant.

La musique, dans une adaptation pour orchestre de chambre réalisée par Jan-Benjamin Homolka, sera dirigée par Marta Gardolińska, à la tête de l’orchestre et des chœur de l’opéra national
de lorraine auxquels se joindront les chœurs de l’Opéra de Dijon et une belle palette de solistes internationaux.

Jeune orphelin élevé au sein d’une société villageoise aux idées étriquées et traditionnelles, Görge vit dans le monde de
ses lectures et de son imagination débordante, habité par l’espoir de voir ce monde de rêve se
réaliser. La trahison de sa fiancée Grete le pousse à répondre à l’appel d’une princesse, aperçue
dans un songe éveillé proche du délire onirique, et à fuir vers le monde. Les réalités cruelles de la
grande ville lui feront perdre peu à peu toutes ses illusions. Engagé dans un mouvement de
révolte ouvrier qui se retournera bientôt contre sa nouvelle compagne Gertraud, il fait jusqu’au bout l’expérience de la sauvagerie, de l’injustice et de la violence aveugle du réel. Ses espoirs brisés, amer et dégoûté, il retournera au village
avec Gertraud pour une vie rangée et paisible qui l’amènera à la révélation finale : Gertraud n’est autre que la princesse de son rêve, le rêve s’est réalisé…

Echange avec Laurent Delvert, metteur en scène du spectacle…

Retour au programme

Leonardo Garcia-Alarcon et sa Cappella Mediterranea au Festival en ligne de l’Opéra de Dijon

1er ensemble à se présenter pour 5 soirées au festival « Artistes en résistance, en résidence », festival en ligne imaginé et organisé en quelques semaines par Laurent Joyeux et son équipe de l’Opéra de Dijon, La Cappella Mediterranea de Leonardo Garcia-Alarcon.

Leonardo Garcia Alarcon, artiste en résidence à l’Opéra de Dijon avec Cappella Mediterranea a souhaité, pour célébrer les retrouvailles avec une partie de son ensemble, faire revivre les musiques qui l’ont accompagné pendant toute la période de confinement.

ARTISTES INVITÉS Mariana Florès, Rodrigo Calveyra, Marie Bournisien, Margaux Blanchard, Monica Pustilnik, Quito Gato, William Sabatier, Chouchane Siranossian, Leonardo García Alarcón.

Jour après jour, Leonardo Garcia-Alarcon livre aux auditeurs de BFC Classique quelques clés pour mieux apprécier le mini-concert du soir.

A chaque soirée son thème :

Mercredi 27 mai – Le madrigal italien avec des ŒUVRE DE Jacques Arcadelt , Giulio Caccini, Girolamo Frescobaldi.

Jeudi 28 mai – Monteverdi et Cavalli à Venise – Les Maîtres vénitiens. On entendra des extraits d’oeuvres de Claudio Monteverdi et Francesco Cavalli.

Vendredi 29 mai – Les compositrices vénitiennes ŒUVRE DE Barbara Strozzi, Antonia Bembo,…

Samedi 30 mai – De l’Espagne à l’Argentine ŒUVRE DE Romerico Florido, Mateo Romero, Astor Piazzolla, Joan Manuel Serrat.

Mercredi 3 juin – Bach et ses prédécesseurs : oeuvres DE Farina, Schmelzer, Muffat, Bach, Walther, Biber, Westhoff

 

Crédit photo © Gilles Abegg – Opera de Dijon

 

Retour au programme 

Un festival en ligne à l’Opéra de Dijon

Sous le titre « Artistes en résistance, artistes en résidence », l’Opéra de Dijon propose soir après soir, du 27 Mai au 6 Juillet une série d’événements musicaux.

Sur ces 36 soirées, 28 seront de vrais concerts courts enregistrés dans un Auditorium vide car, que l’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas de rediffuser des spectacles captés durant la saison brutalement interrompue à la mi-Mars ou durant les années précédentes.

Pourtant, à l’occasion de ces rendez-vous originaux de 20 h, on retrouvera des « habitués de la Maison », artistes en résidence ou associés à l’Opéra pour la plus part, tels Léonardo Garcia-Alarcon qui ouvrira le bal avec sa Capella Méditerranéa, de l’Ensemble Les Dissonances de David Grimal ou des Traversées Baroques…

L’esprit et les multiples raisons d’être d’un festival durant lequel les surprises ne sont pas exclues avec Laurent Joyeux, directeur de l’Opéra de Dijon

Retour au programme

Le chef Sebastiano Rolli avant les représentations de Macbeth à l’Opéra de Dijon

C’est par une nouvelle production que l’Opéra de Dijon devait terminer ce mois de Mars avec 4 représentations de Macbeth de Verdi, nous savons que, depuis l’enregistrement et la mise en ligne de ce sujet, l’établissement doit, comme beaucoup d’autres, renoncer à tenir ses manifestations publiques (voir le communiqué publié le 13 Mars ci-dessous).

Pourtant, ce retrait ne retire rien à l’intérêt des propos de Sebastiano Rolli pour qui s’intéresse à l’histoire de la musique.

Bonne lecture, bonne écoute…

Faut-il rappeler la sombre histoire portée au théâtre par le génie de Shakespear ?

Sur la lande, après la bataille, trois sorcières apparaissent à Macbeth, seigneur de Glamis, et le saluent de titres qu’il ne porte pas : seigneur de Cawdor et roi d’Ecosse. À son ami Banco, elles prophétisent un destin moins grand mais une longue descendance royale.

Interloqués, les deux amis retournent au camp pour apprendre que Macbeth, pour récompenser son courage militaire, est fait seigneur de Cawdor. Désormais obsédé par l’oracle des sorcières, le fidèle Macbeth rêve du trône et, poussé par l’ambition sans borne de son épouse, se résout à l’irréparable : une nuit, dans son propre château où il l’accueille, Macbeth assassine son souverain et ami et se fait luimême couronner.

L’engrenage fatal est dès lors enclenché. Le meurtre appelle le meurtre : pour maintenir un pouvoir illégitime, pour réduire au silence la suspicion, pour noyer la culpabilité qui le ronge et faire taire les spectres qui le hantent, Macbeth tue, jusqu’aux femmes et enfants de ceux qui semblent menacer son pouvoir.

Entouré d’une folie grandissante, en proie à la paranoïa des tyrans, abandonné par sa femme envahie par la démence du remords, Macbeth s’enfonce dans le crime jusqu’à ce que le sang répandu le submerge et que les forêts se mettent en marche sous ses yeux.

Premier des trois opéras shakespeariens de Verdi, cette oeuvre monumentale sera donnée dans l’Auditorium de l’Opéra de Dijon à l’occasion de 4 représentations les 22, 24, 27 et 29 Mars dans une mise en scène de Nicola Raab et sous la direction du jeune chef Italien Sebastiano Rolli, à la tête de l’Orchestre Dijon-Bourgogne, des Choeurs de l’Opéra de Dijon et d’une belle distribution de solistes internationaux.

Verdi a publié 2 versions de son Macbeth, la première en 1847 et une seconde en 1865 pour laquelle il procède à de profondes transformations. C’est cette version qui sera présentée à Dijon.

En avant-première de ces représentations, BFC Classique a interrogé Sebastiano Rolli qui propose une lecture très politique de l’oeuvre de Verdi et n’hésite pas à affirmer : « Verdi, c’est prophétique »…

Compte tenu de la situation sanitaire nationale, l’Opéra de Dijon a publié, le vendredi 13 Mars, ce communiqué :

En raison des décisions nouvelles prises par le Président de la République et le Gouvernement français afin de prévenir la propagation du COVID-19, l’Opéra de Dijon est contraint d’annuler l’ensemble des spectacles et manifestations publiques prévus à compter de ce jour et jusqu’au 8 avril et jusqu’à nouvel ordre.

L’Opéra de Dijon prendra contact très prochainement avec l’ensemble des spectateurs concernés par ces annulations..

Retour au programme

Les Chatiments : création mondiale à l’Opéra de Dijon

« La Trilogie des Châtiments », c’est sous ce titre que Kafka avait émis l’idée de réunir trois de ses textes publiés de son vivant, qui sont restés des moments-clés de son œuvre et représentent chacun une troublante anticipation de questions actuelles.

Pour cette commande de l’Opéra de Dijon présentée en création mondiale, le compositeur Brice Pauset a choisi de s’écarter de la tradition kafkaïenne française pour revenir aux sources de la lecture germano-tchèque de l’écrivain. En faisant droit notamment à un aspect essentiel de son œuvre : l’humour. Si ses textes prennent souvent un aspect prophétique quant au devenir de notre humanité, ils sont aussi imprégnés d’une force comique souvent décapante et ravageuse, où le burlesque et les slapsticks contribuent à désaxer toujours plus un monde sur la bascule.

Dirigés par Emilio Pomarico et mis en scène par David Lescot, Les Châtiments offrent une plongée musicale et théâtrale dans l’univers hors norme d’un des écrivains les plus fascinants du XXe siècle — et nous renvoient ainsi le miroir de nos propres contradictions. »

Avec une belle palette de solistes internationaux, l’Orchestre Dijon-Bourgogne, les Choeurs de l’Opéra de Dijon, 3 représentation sont proposées les 12, 14 et 16 Février.

Avant que ne commences ces représentations, BFC Classique a appelé Brice Pauset pour essayer de s’approcher au plus près de la démarche du compositeur…

Ponctuations musicales empruntées à Anton Bruckner et Arnold Schönberg

Retour au programme

Le Requiem de Duruflé à l’Opéra de Dijon

Après le Requiem de Gabriel Fauré en 2017, l’Opéra de Dijon aborde celui de Maurice Duruflé « L’autre grande messe des morts »…

Pour le concert du 8 Décembre, on rassemblera l’Orchestre Dijon Bourgogne, le Chœur de l’Opéra de Dijon et la Maîtrise de Dijon, l’ensemble étant dirigé par l’habituel chef de chœur de l’Opéra : Anass Ismat.

Mise à contribution des auditeurs du concert de 15 h, le public sera même invité à participer en apportant sa voix à l’exécution du « Cantique de Jean Racine » de Gabriel Fauré après une brève répétition organisée dès 14 h (inscription nécessaire).

Détails avec Anass Ismat…

Retour au programme

« Pelléas et Mélisande » à l’Opéra de Dijon

C’est avec « l’un des sommets de l’opéra Français » que l’Opéra de Dijon ouvre sa saison lyrique 2019-2020 « Pelléas et Mélisande » de Claude Debussy.

Récompensée en 2017, lors de la 1ère présentation de ce spectacle à Paris, par le Grand Prix du syndicat de la critique, cette coproduction mise en scène par Eric Ruf, Administrateur de la Comédie Française, s’inscrit dans les rendez-vous marquants de cette nouvelle saison.

Notons que Siobhan Stagg, interprète de Mélisande, a été reconnue comme meilleur premier rôle au Green Room Awards en 2019 pour son interprétation de Mélisande au Victorian Opera à Melbourne “Ce n’est pas souvent qu’une soprano arrive à interpréter avec justesse l’émotion d’un frisson, alliée à une sérénité absolue…

Le rôle de Pelléas sera tenu par Guillaume Andrieux, nommé en 2016 dans la catégorie « Révélation artiste lyrique » aux Victoires de la musique classique.

La direction de l’Orchestre Dijon Bourgogne et des Chœurs de l’Opéra de Dijon est confiée à Nicolas Kruger.

Représentations les 6 et 8 Novembre en soirée et le dimanche 10 en matinée.

Rencontre avec Vincent Le Texier qui tient ici le rôle du vieux roi Arkel dans une œuvre qu’il vénère et pratique depuis le début de sa carrière à l’opéra…

Retour au programme

« Les Boréades » de Rameau à l’Opéra de Dijon

C’est un opéra peu joué en France de Jean-Philippe Rameau que propose, en coproduction avec le Komishe Oper de Berlin l’Opéra de Dijon : « Les Boréades ».

Pour les 4 représentations prévues du 22 au 28 Mars, la mise en scène et signée par Barrie Koskie, la direction musicale étant confiée à Emmanuelle Haim avec son Concert d’Astrée.

Témoignage de Sébastien Roy, qui tient le rôle de Calisys dans cette tragédie lyrique qui n’est pas exempte de moments de divertissement.

Retour au programme

La Finta Pazza de Sacrati à Dijon

Nouvelle production de l’Opéra de Dijon
, Leonardo Garcia-Alarcon, chef en résidence avec sa Cappella Mediterranea, restitue cet opéra donné pour la 1ère fois en 1641 à Venise et présenté en France pour la dernière fois en 1645 devant Louis XIV encore enfant.

A l’époque, « La Finta Pazza » est un énorme succès qui marque le triomphe de la musique italienne en Europe et plus particulièrement en France et pourtant, l’œuvre de Francesco Sacrati disparaît non seulement des théâtres mais aussi des bibliothèques ou seul le livret subsiste. Il faut attendre 1983 pour que la partition réapparaisse…

Avec Leonardo Garcia Alarcon, histoire d’un chef-d’oeuvre oublié dont le côté novateur va bien au-delà de la musique…

Retour au programme

Week-end Découverte à l’Opéra de Dijon

Avec 3 concerts sur 3 jours, l’Opéra de Dijon propose de mettre en parallèle deux oeuvres d’époques radicalement différentes qui semblent répondre, chacune à sa manière, à une problématique.

Vendredi 25 Janvier à 20 h : Résonances Biber | Stockhausen

Samedi 26 Janvier 20 h : Virtuosités italiennes Liszt Sciarrino

Dimanche 27 Janvier 15 h : Venise 1594 | 1989 De Marini à Nono.

Le Week-end Découverte propose de mettre en rapport la musique baroque et la musique contemporaine, réputée plus difficile d’écoute. Si on étudie les compositeurs du xxe, du xxie siècles et de l’époque baroque, on remarque rapidement qu’il y a des similitudes entre les compositeurs et les compositions. Ces concerts se proposent de mettre en lumière de manière ludique ces éléments.

Explications de Stephen Sazio, dramaturge à l’Opéra de Dijon

Retour au programme