C’est le 6 mai que l’Opéra de Dijon a présenté à la presse sa saison 2026-2027.
Venus le plus souvent d’ici et parfois d’ailleurs, les représentants des médias, tous genres confondus, ont pu découvrir, émerveillés, tous les grands moments annoncés à l’affiche de l’Auditorium dijonnais dès l’automne prochain mais attention, pas question de publier quoi que ce soit avant la présentation de la prochaine saison au public organisée au soir du 20 mai dans l’Auditorium dont, pour une fois, l’accès était libre et gratuit.
Opéras, concerts, danse, musiques du monde, spectacles jeune public… pendant une heure, tout y passe et, cerise sur le gâteau médiatique, un entretien en tête à tête avec Antonella Zedda, arrivée en octobre à la direction de la Maison…
Avec près de six cents enregistrements répertoriés et un nombre incalculable de représentations du Don Giovanni de Mozart, que n’a-t-on dit, écrit, théorisé… à propos de ce chef-d’oeuvre incontesté ?
Quelques mois après la consécration de l’Uomo Femina de Baldassare Galuppi aux prestigieux International Opera Awards dans la catégorie « Œuvres redécouvertes », monté à Dijon en 2024 avec Le Poème Harmonique, la metteuse en scène Agnès Jaoui revient en Bourgogne et s’attèle cette fois au fascinant personnage de Don Giovanni.
« Plus qu’un opéra, Don Giovanni est une expérience à vivre » à l’Auditorium de l’Opéra de Dijon les 19, 21, 23 et 25 avril.
Le scénographe Éric Ruf et les costumes de Pierre-Jean Larroque définiront l’écrin de la quête folle de ce personnage hors conventions : une Espagne nocturne au subtil classicisme. Autour du baryton Dario Solari se retrouveront trois artistes féminines de premier plan : la grande Karine Deshayes, la Franco-Belge Marianne Croux et la Dijonnaise de cœur Catherine Trottmann, entourées de l’Orchestre Dijon Bourgogne et du Chœur de l’Opéra de Dijon.
Laissant aux « spécialistes » le soin d’expliquer, commenter, disséquer cet opus majeur dans l’histoire de la musique, BFC Classique à préféré profiter de l’entretien accordé par Karine Deshayes, interprète du rôle de Donna Elvira, pour partager le plaisir d’une Grande Dame de l’art lyrique…
Sous la direction musicale de Marta Gardolińska et dans une mise en scène de David Geselson, L’Opéra de Dijon présente quatre représentations de La Bohème de Giacomo Puccini du 11 au 17 mars.
Pour sa première mise en scène lyrique, David Geselson, artiste associé au Théâtre Dijon Bourgogne, plonge aux sources de La Bohème. Croqué par Henry Murger dans les Scènes de la vie de bohème, le Paris de 1830 est effervescent : la révolution de Juillet a défait Charles X et la Restauration. Dans leur atelier de misère, Rodolfo et ses amis artistes sont sans le sou mais libres de leurs aspirations. La scénographie de Lisa Navarro et Benjamin Moreau rappellera la flamme romantique qui les brûle, sans oublier la fresque sociale d’une rue fourmillant de mendiants, ouvriers, bourgeois ou marchands ambulants.
Pour servir la flamboyante musique de Puccini, Marta Gardolińska réunira sous sa baguette l’Orchestre Dijon Bourgogne, les Chœurs de l’Opéra de Dijon et de l’Opéra national de Nancy-Lorraine, ainsi que la Maîtrise de Dijon, sans oublier les solistes…
Si les spectateurs de l’Auditorium bourguignon on déjà eu l’occasion d’apprécier la direction de Marta Gardoliska, c’est la musique symphonique qui passe pour être son domaine de prédilection, ce qui ne gâte rien à son plaisir de diriger l’un des opéras les plus populaires du répertoire…
C’est avec un programme « Made in France » que l’Orchestre Victor Hugo fêtera la nouvelle année au Micropolis de Besançon et à l’Axone de Montbéliard samedi 10 et dimanche 11 janvier.
Inutile d’y chercher la famille Strauss, l’Orchestre, dirigé par Jean-François Verdier, avec la participation de la soprano Marie Perbost, jouera Jacques Offenbach, Maurice Ravel, Claude Debussy, Georges Bizet, Lili Boulanger et même une version orchestre (écrite par Debussy) des Gymnopédies d’Eric Satie, pour terminer en jazz en abordant, « à la française » les côtes américaines.
Echange avec Jean-François Verdier, directeur musical de l’Orchestre, occasion de se projeter sur 2026 au-delà des traditionnels souhaits de « bonne année ».
C’est en annonçant « Une histoire de Didon et Enée » que l’ensemble baroque Le Songe du Roi, de Patrick Heilmann, nous invite à venir écouter ses deux prochains concerts les samedi 13 et dimanche 14 décembre dans l’ancienne chapelle du Couvent des Cordeliers, rue Turgot, à Dijon.
« Didon et Enée », vous avez dit l’opéra ? Pas tout à fait. Le spectacle, qui rassemblera une quarantaine de choristes et six instrumentistes, propose une adaptation « musico-théâtrale » du célèbre opéra de Purcell. La mythologique histoire d’amour nous est racontée dans son intégralité avec, comme fil conducteur musical, les parties de choeur et certaines pièces instrumentales de l’opéra. En contrepoint, et comme une allusion à la biographie de Purcell, les Funérailles de la reine Mary s’invitent dans le fil du spectacle pour évoquer l’authentique complicité entre le compositeur et sa souveraine. Le tout étant articulé autour de textes écrits et dits par le comédien Nicolas Winter.
Même si le claveciniste et créateur du Songe du Roi tient à préserver ses surprises, nous avons hasardé quelques questions…
Fondé en 1982 à l’initiative du Ministère de la Culture, l’Orchestre Français des Jeunes sera à l’Auditorium de l’Opéra de Dijon pour deux concerts samedi 6 et dimanche 7 décembre sous la direction de l’Estonienne Kristiina Poska, sa directrice musicale depuis début 2025.
L’OFJ forme de jeunes musiciens issus de toute la France aux métiers de l’orchestre. A la suite d’une série d’auditions déjà orientées pédagogie et donc bien différentes des concours de recrutement en pratique dans les formations professionnelles, il identifie de jeunes artistes prometteurs, les réunit au cours de sessions intensives, et leur permet de travailler avec des chefs internationaux et des solistes renommés, tel le pianiste Alexandre Tharaud qui sera à Dijon pour le concert du dimanche.
Echange avec Charlotte Ginot-Slacik, directrice générale de l’OFJ.
Après une mémorable présentation, en version concert, au Festival d’Opéras Baroques de Beaune en 2022, puis à l’Opéra Royal de Versailles l’année suivante, la compagnie lyrique Les Epopées, fondée en 2018 par Stéphane Fuget, livre son enregistrement de l’intégrale du Couronnement de Poppée (Incoronazione di Popea) de Monteverdi.
L’oeuvre, qui se compose d’un prologue et de trois actes, créé à Venise en 1643 (année de la mort du compositeur) a connu plusieurs versions et surtout quelques ajouts, tel le célébrissime « Pur ti miro » qui conclue l’opéra.
C’est ce coffret de trois CD et un beau livret, édité par Château de Versailles Spectacles, que BFC Classique a présenté dans son programme durant la semaine du 17 au 21 novembre en compagnie de Stéphane Fuget, échange que nous vous proposons de retrouver ici dans son intégralité.
C’est l’un des derniers oratorios composés par Georg Friedrich Haendel que présentera, en version concert, l’Opéra de Dijon dimanche 12 octobre : Theodora, créé en 1750 sur un livret de Thomas Morell.
L’œuvre sera donnée par l’Ensemble Jupiter et des solistes parmi lesquels le public de l’Auditorium retrouvera la mezzo-soprano Lea Desandre venue il y a deux ans avec William Christie à l’occasion d’une Ariodante encore dans les mémoires
Distribution :
Direction artistique Thomas Dunford
Orchestre et chœur Ensemble Jupiter
C’est à l’occasion d’une réunion organisée aux Archives Départementales de la Côte d’Or à Dijon, vendredi 12 septembre, que Maxime Kaprielian, directeur général de l’Orchestre Dijon-Bourgogne et Joseph Bastian, chef principal, ont dévoilé les grandes lignes de la prochaine saison de l’Orchestre.
Musique symphonique, opéra, musique de chambre, missions de l’Orchestre et envies de ses dirigeants, Maxime Kaprielian et Joseph Bastian se sont prêtés au jeu des questions de BFC Classique.
Dédié prioritairement à la musique symphonique, la musique de chambre ou la musique vocale y trouvent leur place, le festival s’étant même, au fil des années, ouvert au jazz ou aux musiques du monde.
Parallèlement à cette belle histoire, depuis 1951, on y organise tous les deux ans le Concours International de Jeunes Chefs d’Orchestre, compétition qui contribue largement à la notoriété du FIMB, la carrière de certains lauréats venant aussi valoriser la manifestation, tel le chef Seiji Ozawa, décédé en février, dont on célébrera la mémoire.
Avant d’évoquer le Concours dont les épreuves finales se dérouleront à partir du 22 Septembre, entretien avec Jean-Michel Mathé, directeur du Festival…