Chaque année, La Cité de la Voix de Vézelay, dans l’Yonne, est engagée aux côtés des jeunes musiciens qui aspirent à se lancer dans une aventure artistique en commun.
Ainsi, cette année encore, du 7 juillet au 2 août, quatre ensembles viendront, pendant une semaine, en résidence à Vézelay avec chacun son projet mais surtout pour rencontrer le public à l’occasion de mini-concerts donnés dans la Basilique Sainte-Marie-Madeleine, dans le jardin de la Cité ou, le samedi en soirée, dans un village alentour.
Premier ensemble en résidence, du 7 au 12 juillet, Kalakou, un trio vocal féminin rassemblé autour de Clémence Maucourant.
Dédié à la création musicale, le festival D’Aujourd’hui à Demain, qui fête ses 25 ans, propose sept concerts, du 5 au 11 juillet, en sept jours sans oublier rencontres, conférences ou ateliers participatifs.
D’une journée-rencontre autour de Kagel, sur le sujet de la création et de sa place dans la transmission, aux intrigantes performances de Jean-Charles François, mêlant texte et musique, écriture et improvisation, de nombreux rendez-vous en libre accès sont proposés.
Echange avec le violoncelliste Christophe Roy, créateur et directeur artistique du festival.
C’est du 4 au 12 juillet que se tiendra le festival De Bach à Bacchus, à Meursault, en Côte d’Or.
Pour sa quarantième édition, avec des artistes confirmés et de jeunes talents, dans des sites emblématiques de Meursault. Vins de Bourgogne obligent, on ne s’étonnera pas que certains de ces concerts soient accompagnés d’une dégustation ou autres suggestions gastronomiques ou vineuses… Modérément, comme il se doit..
Rencontre avec Moïse Mayo, Président des Amis de la Musique à Meursault, association organisatrice du festival.
Si compositeurs et organistes reconnus seront bien là on se tromperait en résumant le festival Orgue en Ville, qui se tiendra à Besançon du 1er au 5 juillet, à ces séries de récitals qui animent les tribunes de nos églises en été.
A côté de la pratique « classique » de l’instrument, on ira volontier saluer le jazz, le rock ou raconter des histoires, parfois même sans orgue, qu’il soit avec ou sans tuyau.
Quant aux lieux, on ira parfois dans les églises, mais on pourra se retrouver ailleurs.
Echange avec le chanteur Pierre-Baptiste Parietti, l’un des responsable du festival au sein d’une équipe renouvelée…
Si, à l’occasion de quatre week-ends du 3 au 26 juillet, le festival d’Opéras Baroques de Beaune continuera à célébrer oratorios, opéras, récitals et autres musiques sacrées, la quarante quatrième édition de ce moment d’exception permettra d’observer quelques inflexions dans la direction d’un festival qui ne renie pas son histoire.
Si l’on restera fidèle à la Basilique Notre-Dame ou à la cour des Hospices, on passera aussi par le Théâtre à l’occasion d’un opéra mis en scène, la Lanterne Magique et quelques chapelles.
On insistera aussi sur l’enracinement du Festival au cœur de la cité, on renouvellera l’expérience du Chœur du Festival et, dans une ville où le vin de Bourgogne est omniprésent, on magnifiera le nectar local.(modérément comme il se doit) à travers dégustations et dîners de prestige.
Echange avec Maximilien Hondermarck, Délégué Général du Festival.
Pour ses concerts de fin de saison, l’ensemble vocal Le Tourdion, quarante-cinq choristes amateurs, à choisi de donner deux pièces contemporaines, le Te Deum de Pedro Macedo Camacho et le Magnificat de Taylor Scott.
Pour l’occasion, l’ensemble a fait appel à dis-sept instrumentistes amateurs et professionnels.
Après un concert à Lons-le-Saunier le 31 mai, l’ensemble se produira vendredi 5 juin dans l’Eglise Saint-Jean l’Evangéliste de Dole.
Echange avec Florence Grandclément, chef de choeur et, pour l’occasion aussi, chef d’orchestre.
Pour sa vingt et unième édition, La Via Musica, dont on n’a pas oublié qu’on l’appelait il y a peu encore « Festival de Besançon-Montfaucon », le festival franc-comtois retrouve ses deux temps forts, le premier du 3 au 7 juin sous le signe de « La passion napolitaine » et le second, fin août, où les musiciens seront associés aux artistes d’un cirque équestre autour de la musique tzigane.
A l’occasion d’une trentaine de concerts et de manifestations culturelles, plus de soixante-dix musiciens venus de toute l’Europe parcourront ainsi le Grand Besançon et au-delà, poussant même une pointe jusqu’en Suisse toute proche.
Echange avec le claviériste Arthur Schoonderwoerd, âme du festival et humaniste dans l’âme…
C’est un ensemble atypique qui sera l’invité de l’association des Amis de la Musique à Meursault, en Côte-d’Or, pour le quatrième concert de son Mai Musical, dimanche 24 mai dans l’Eglise Saint-Martin d’Auxey-Duresses : le Consort Brouillamini, cinq flûtistes maniant avec bonheur quantité de flûtes à bec parfois inattendues.
Avec Guillaume Beaulieu, Virginie Botty, Elise Ferrière, Florian Gazagne et Aranzazu Nieto, l’ensemble, créé en 2012, jouera son programme «The Woods so wild », musiques anglaises de la Renaissance à Henry Purcell.
Ce nouvel album de l’ensemble Les Métaboles, associé à La Cité de la Voix et dirigé par Léo Warynski, donne, au moins, deux raisons de s’étonner : d’abord, pour enregistrer, on n’est pas allé se réfugier en studio ou dans quelque lieu à l’acoustique d’exception et isolé de tout « bruit parasite » d’une part et, d’autre part, Singing Ravel, confie à la voix des pièces que le compositeur Maurice Ravel, qui a peu écrit pour choeur, destinait aux instruments de l’orchestre, tel son célèbre Boléro…
Si la musique chorale de Ravel est rare, elle compte des pépites comme Les Trois chansons pour chœur a cappella. Elle semble pourtant trouver un prolongement idéal dans le chant.
Ce programme inédit, enregistré live à la Philharmonie de Paris en janvier 2025, propose d’en partager l’expérience en faisant découvrir certaines de ses grandes pages transcrites pour chœur : de Ma mère l’oye à Shéhérazade en passant par La Vallée des cloches.
De grands compositeurs et arrangeurs ont déjà donné leurs lettres de noblesse à l’art ravélien de la transcription : Gérard Pesson, Thierry Machuel ou Clytus Gottwald.
Pour ce programme, les Métaboles ont également lancé le défi à Thibault Perrine de transcrire pour la première fois deux œuvres emblématiques de Ravel : La Pavane pour une infante défunte et le célébrissime Boléro.
Durant la semaine du 4 au 8 mai, BFC Classique, en compagnie de Léo Warynski, vous a présenté, jour après jour, cet album édité sous le label B Records, c’est l’intégrale des entretiens diffusés dans notre programme que vous pouvez retrouver ici.
C’est dans l’Eglise Saint-Germain de Monthelie, en Côte-d’Or, que l’association des Amis de la Musique à Meursault nous emmène pour écouter l’ensemble vocal Six Voix dans la Nuit, six chanteurs dirigés par Lucile de Trémiolles samedi 9 mai.
Sous le titre « Flos Florum – regards sur le Cantique des cantiques », l’Ensemble fera entendre des pièces de Britten, Dufay, Gjeilo, Ceballos, Lantins, Schütz, Leighton, Bouzignac, Rutter, Campra…
Combien de poètes et de rois ont-ils formé leur goût à l’aune de cette fresque biblique attribuée à Salomon où le nom de Dieu est absent ?
Si des extraits du texte mythique viendront ponctuer le concert, Six voix dans la nuit explorent une autre voie, qui passe par la poésie mariale. Donc le programme Flos florum, « fleur des fleurs », alterne des passages du Cantique en hébreu, chantés selon la cantillation juive traditionnelle, avec des pièces vouées à la Vierge, au mystère de la conception, et au fruit de la rose, qui n’est autre que Jésus.