Si compositeurs et organistes reconnus seront bien là on se tromperait en résumant le festival Orgue en Ville, qui se tiendra à Besançon du 1er au 5 juillet, à ces séries de récitals qui animent les tribunes de nos églises en été.
A côté de la pratique « classique » de l’instrument, on ira volontier saluer le jazz, le rock ou raconter des histoires, parfois même sans orgue, qu’il soit avec ou sans tuyau.
Quant aux lieux, on ira parfois dans les églises, mais on pourra se retrouver ailleurs.
Echange avec le chanteur Pierre-Baptiste Parietti, l’un des responsable du festival au sein d’une équipe renouvelée…
Si, à l’occasion de quatre week-ends du 3 au 26 juillet, le festival d’Opéras Baroques de Beaune continuera à célébrer oratorios, opéras, récitals et autres musiques sacrées, la quarante quatrième édition de ce moment d’exception permettra d’observer quelques inflexions dans la direction d’un festival qui ne renie pas son histoire.
Si l’on restera fidèle à la Basilique Notre-Dame ou à la cour des Hospices, on passera aussi par le Théâtre à l’occasion d’un opéra mis en scène, la Lanterne Magique et quelques chapelles.
On insistera aussi sur l’enracinement du Festival au cœur de la cité, on renouvellera l’expérience du Chœur du Festival et, dans une ville où le vin de Bourgogne est omniprésent, on magnifiera le nectar local.(modérément comme il se doit) à travers dégustations et dîners de prestige.
Echange avec Maximilien Hondermarck, Délégué Général du Festival.
Pour sa vingt et unième édition, La Via Musica, dont on n’a pas oublié qu’on l’appelait il y a peu encore « Festival de Besançon-Montfaucon », le festival franc-comtois retrouve ses deux temps forts, le premier du 3 au 7 juin sous le signe de « La passion napolitaine » et le second, fin août, où les musiciens seront associés aux artistes d’un cirque équestre autour de la musique tzigane.
A l’occasion d’une trentaine de concerts et de manifestations culturelles, plus de soixante-dix musiciens venus de toute l’Europe parcourront ainsi le Grand Besançon et au-delà, poussant même une pointe jusqu’en Suisse toute proche.
Echange avec le claviériste Arthur Schoonderwoerd, âme du festival et humaniste dans l’âme…
C’est avec le Trio con trombe que l’association des Amis de la Musique à Meursault terminera son « Mai Musical » samedi 30 mai dans l’Eglise Saint-Nicolas de Meursault.
Composé de Wolfgang Erber, orgue, et de Klaus Ulrich Dann et Hubertus von Stackelberg, trompettes, le trio, venu d’Allemagne, interprétera des pièces de Franceschini, Vivaldi, Telemann, Stölzel et Satie…
C’est un ensemble atypique qui sera l’invité de l’association des Amis de la Musique à Meursault, en Côte-d’Or, pour le quatrième concert de son Mai Musical, dimanche 24 mai dans l’Eglise Saint-Martin d’Auxey-Duresses : le Consort Brouillamini, cinq flûtistes maniant avec bonheur quantité de flûtes à bec parfois inattendues.
Avec Guillaume Beaulieu, Virginie Botty, Elise Ferrière, Florian Gazagne et Aranzazu Nieto, l’ensemble, créé en 2012, jouera son programme «The Woods so wild », musiques anglaises de la Renaissance à Henry Purcell.
Après Saint-Romain et Monthellie, le Mai Musical arrive chez lui pour son troisième concert en accueillant le claveciniste et organiste Benjamin Alard au clavier du petit orgue de l’Eglise Saint-Nicolas.
Pour l’occasion, Benjamin Alard a choisi de donner un programme de pièces extraites du premier livre du Clavecin bien Tempéré de Jean-Sébastien Bach, pièces habituellement jouées au clavecin.
Echange avec cet inconditionnel chantre de l’oeuvre de Jean-Sébastien Bach auquel se joint Moïse Mayo, président de l’association des Amis de la Musique à Meursault.
C’est dans l’Eglise Saint-Germain de Monthelie, en Côte-d’Or, que l’association des Amis de la Musique à Meursault nous emmène pour écouter l’ensemble vocal Six Voix dans la Nuit, six chanteurs dirigés par Lucile de Trémiolles samedi 9 mai.
Sous le titre « Flos Florum – regards sur le Cantique des cantiques », l’Ensemble fera entendre des pièces de Britten, Dufay, Gjeilo, Ceballos, Lantins, Schütz, Leighton, Bouzignac, Rutter, Campra…
Combien de poètes et de rois ont-ils formé leur goût à l’aune de cette fresque biblique attribuée à Salomon où le nom de Dieu est absent ?
Si des extraits du texte mythique viendront ponctuer le concert, Six voix dans la nuit explorent une autre voie, qui passe par la poésie mariale. Donc le programme Flos florum, « fleur des fleurs », alterne des passages du Cantique en hébreu, chantés selon la cantillation juive traditionnelle, avec des pièces vouées à la Vierge, au mystère de la conception, et au fruit de la rose, qui n’est autre que Jésus.
Avant son festival « De Bach à Bacchus » qui fêtera sa quarantième édition en juillet prochain, l’association des Amis de la Musique à Meursault organise cinq concerts répartis sur les cinq week-ends du mois de mai.
Si le festival de juillet concentrera ses activités sur le seul village de Meursault, en Côte-d’Or, les concerts de mai nous emmèneront aussi aux alentours, passant par Saint-Romain, Monthelie et Auxey-Duresses.
C’est l’Ensemble Artifices d’Alice Julien-Laferrière qui ouvrira ce mai musical dans l’Eglise de Saint-Romain samedi 2 à 20h avec un concert baroque reprenant le programme de l’un des disques de l’ensemble intitulé « Sonne, Sonne cor de postillon » qui permet d’entendre, entre autres, un étrange petit instrument ne produisant que deux notes mais qui a su inspirer les plus grands.
Echange avec la violoniste Alice Julien-Laferrière, responsable d’Artifices mais aussi de La Turbine, structure installée en Saône-et-Loire et du label de disques Seule Etoile… et Moïse Mayo, président des Amis de la Musique à Meursault.
C’est avec un concert intitulé « Madri(é)gale : figures musicales et langues dites étrangères » que l’ensemble Alkymia, sous la direction de Mariana Delgadillo-Espinoza met le point final à la cinquième édition de la biennale « Elles chantent, composent, dirigent » samedi 28 mars à La Cité de la Voix de Vézelay.
A l’occasion de ce concert de fin de résidence, Alkymia explore la puissance expressive des madrigaux de Monteverdi, Schutz, Schein ou Bach.
Dix voix et continuo (viole de gambe, lira et orgue) révèlent comment la musique des mots, qu’elle soit familière ou étrangère, touche au plus intime. Polyphonie et affects se mêlent pour dessiner un langage universel, à la fois érudit et profondément sensible.
Pourtant, le programme de ce concert constitue une sorte de « pas de côté » dans la démarche habituelle de l’ensemble, comme Mariana Delgadillo-Espinoza l’a expliqué à BFC Classique…
C’est du 26 au 29 mars que se tiendra la prochaine édition des « Folies Musicales » de Fontaine-les-Dijon, festival organisé par l’association La Scène Fontainoise au Centre d’Animation Pierre Jacques.
Pour cette édition du printemps 2026, les responsables du festival ont choisis de faire la part belle aux orchestres. Ainsi, l’Orchestre Victor Hugo, Orchestre Symphonique de Bourgogne-Franche-Comté, basé à Besançon ouvrira la marche le jeudi 26, l’Ensemble Orchestral de Dijon lui succédera le lendemain soir, avant que l’Orchestre Départemental CMF Côte-d’Or, puis l’Orchestre Dijon-Bourgogne viennent le samedi avec des programmes allant du romantisme à la musique contemporaine, s’offrant même une « escapade jazz ». Le dimanche permettra d’entendre l’Ensemble Transfiguré avant que l’Ensemble Orchestral de Dijon, habitué des lieux, ne revienne pour le concert de clôture.
N’oublions pas les solistes. Ainsi, si l’Orchestre Victor Hugo viendra avec sa « nouvelle recrue » la pianiste Laurianne Corneille pour son programme Mozart, un autre pianiste, Frédéric Lagarde retrouvera l’Ensemble Instrumental de Dijon, ensemble instrumental qui sera rejoint par le trompettiste Romain Leleu et le violoniste Nathan Mierdl pour le point final du dimanche…