Jouer dans un même concert les vingt-quatre préludes de Chopin et les vingt-quatre préludes de Scriabine pourrait sembler tenir de la performance mais associer ces quarante-huit pièces au travaux d’un peintre dit à quel point le récital donné mardi 3 février au Grand Kursaal de Besançon par la pianiste d’origine Russe Aglaya Zinchenko s’annonce exceptionnel.
Le peintre, c’est Jean-Luc Gantner, qui, pour la circonstance, ne se limitera pas à la projection de ses tableaux dans un style « diaporama » mais, réalisant un film sur lequel il peut intervenir pendant que la musicienne s’exécutera au Clavier.
Avant le concert organisé par l’association Arts en Synergie, entretien avec Aglaya Zinchenko.
C’est dans la prestigieuse Salle de Flore du Palais des Ducs de Bourgogne que se déroulera cette année le festival « Guitares à Dijon », pour célébrer un instrument avec ceux qui en jouent, l’enseignent, le fabriquent ou le réparent.
Si la journée du vendredi sera consacrée à une série de masterclasses (publiques), les luthiers s’installeront dans une salle voisine le samedi, la Salle de Flore accueillant, l’après-midi les concerts du guitariste Thomas Viloteau et de l’étrange Trio In Uno, chaque concert étant ouvert par des élèves du Conservatoire et de l’Ecole Supérieure de Musique. Le matin du dimanche sera consacré à quelques dernières masterclasses.
Echange avec Olivier Renaud, membre de l’association Cordes d’Or organisatrice.
Sous ce titre qui interroge, se cache un projet conçu et interprété par le Quatuor Zaïde, Raphaël Maillet et les étudiants de dernière année de l’ESM Bourgogne-Franche-Comté.
Il s’agit de mêler les seize quatuors de Beethoven à seize « capsules » de musiques traditionnelles, créant un lien entre les quatuors de Beethoven et les musiques orales traditionnelles.
Accompagné de Raphaël Maillet, violoniste en musique traditionnelle, le Quatuor Zaïde invite les étudiants de l’ESM à entrer dans son laboratoire de recherche. Ensemble, ils explorent les influences et les traces de musique traditionnelle présentes dans les œuvres de Beethoven.
En création mercredi 14 Janvier à 18h dans l’auditorium du CRR à la Cité des Arts de Besançon, mardi 20 janvier au Théâtre Piccolo de Chalon-sur-Saône et en juin à Dijon.
Echange illustré avec Leslie Boulin Raullet, membre du quatuor à cordes.
Fruit d’un partenariat entre l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône et l’Ensemble Artifices, la violoniste Alice Julien-Laferrière et Mathieu Valfré au clavecin présenteront, samedi 10 janvier, leur premier Apéro Baroque.
Pour ce premier rendez-vous à la Rotonde de l’Espace des Arts, les deux musiciens se placeront sous la protection de Bacchus, le dieu du vin, mais aussi du théâtre, de l’ivresse et de l’illusion, protecteur des arbres et du renouveau printanier.
Pour cette « bacchanale baroque », Alice Julien-Laferrière et Mathieu Valfré invitent le public à partager l’ivresse des sonorités baroques à l’occasion d’un moment intime et convivial, Le répertoire musical plus que foisonnant sur ce thème leur apportant une matière inépuisable.
Spectacle gratuit et en accès libre sauf dégustations de vins et charcuteries.
Echange avec Alice Julien Laferrière, occasion de faire aussi le point sur les activités d’une musicienne qui ne manque pas de cordes à son violon…
Si, à l’occasion de ce concert « à l’Espagnol » le guitariste interprétera, avec l’Orchestre, le populaire concerto d’Aranjuez de Rodrigo, une oeuvre qui l’accompagne depuis l’enfance, le Capricio Espagnol de Rimski-Korsakov et des extraits des suites de L’Arlésienne ou de Carmen de Bizet sont également au programme du « National » dans le cadre de sa « tournée » de nouvel an.
Après s’être produit en 2018 avec l’Orchestre Dijon-Bourgogne et être venu participer l’an passé à Dijon à une rencontre sur l’enseignement supérieur de la guitare, c’est donc bien d’un retour en Bourgogne dont il est question pour le toulousain, occasion d’échanger sur l’expérience confrontée entre enseignement de l’instrument et jeune guitariste reconnu.
C’est à une période un peu oubliée de l’histoire du violon que l’ensemble Les Sonadori consacre son troisième album « Les violons et les Valois », dans le droit fil de la démarche initiée en 2011 par Alain Gervreau à l’occasion d’un travail universitaire.
Dans la première moitié du XVIe siècle (les Ducs de Bourgogne ne sont pas loins) les instruments, un peu différents de nos violons modernes, se produisent en petits ensembles pour accompagner la danse ou les manifestations religieuses.
Au-delà de la richesse des sons et d’une polyphonie accomplie, ce programme d’une trentaine de titres courts, donne l’occasion, au-delà des anonymes, de découvrir des compositeurs inconnus de beaucoup d’entre nous. Un programme à écouter sur ce troisième CD des Sonadori ou à l’occasion de concerts donnés par l’ensemble.
« Les violons et les Valois », un album que, jour après jour, BFC Classique vous a présenté dans son programme, cinq chapitres enregistrés avec Alain Gervraux rassemblés ici en un seul podcast.
Fondé en 1982 à l’initiative du Ministère de la Culture, l’Orchestre Français des Jeunes sera à l’Auditorium de l’Opéra de Dijon pour deux concerts samedi 6 et dimanche 7 décembre sous la direction de l’Estonienne Kristiina Poska, sa directrice musicale depuis début 2025.
L’OFJ forme de jeunes musiciens issus de toute la France aux métiers de l’orchestre. A la suite d’une série d’auditions déjà orientées pédagogie et donc bien différentes des concours de recrutement en pratique dans les formations professionnelles, il identifie de jeunes artistes prometteurs, les réunit au cours de sessions intensives, et leur permet de travailler avec des chefs internationaux et des solistes renommés, tel le pianiste Alexandre Tharaud qui sera à Dijon pour le concert du dimanche.
Echange avec Charlotte Ginot-Slacik, directrice générale de l’OFJ.
C’est avec la sortie du film d’Alain Corneau « Tous les matins du monde », en 1991, que la viole de Gambe est apparue comme l’un des instruments les plus emblématiques de la période baroque, révélant, au passage, le violiste Jordi Savall, peu connu du public non averti jusqu’alors.
Depuis, de jeunes musiciens ont pris la relève, ainsi Robin Pharo et son ensemble Près de votre Oreille. Il seront ce dimanche 30 novembre dans la magnifique Salle des Boiseries du cloître de Paray-le-Monial, en Saône-et-Loire pour interpréter de large extraits de la « Suite d’un goût étranger », composée en 1717 par Marin Marais dans son quatrième livre de pièces pour viole de gambe et basse continue, occasion de retrouver quelques pièces utilisées par Corneau dans son film et bien plus encore.
Avant ce concert organisé par les Amis de la Musique en Charolais, Brionnais, Bourbonnais, échange avec Robin Pharo, lorsque les pièces de Marin Marais sont à la viole ce que « Le clavecin bien tempéré » est à l’oeuvre de Bach.
« Le livre des reines » est un projet de rencontre poético-musicale entre les voix féminines de Perse et d’Europe.
Créé à l’initiative de la chanteuse lyrique persanophone Camille Bordet, à la demande de l’Opéra de Dijon, il met en lumière et réinterprète des oeuvres de femmes illustres issues des deux cultures.
L’ensemble se compose de Camille Bordet (direction artistique et chant), Mostafa Taleb (arrangement et kamancheh), Mehdi Emami (chant et percussions), Albane Imbs (archiluth et guitar), Miriam Encinas-Laffitte (viole de gambe, vielle et percussions), Yunah Proost (violoncelle et viole de gambe), Saïna Zamanian (tar).
Elles s’appellent Héloïse, Rabea Balkhi, Roudabeh, Hildegarde de Bingen, Louise Labé, Barbara Strozzi, Forough Farrokhzad ou juste «la bien aimée». Ce sont des héroïnes, des guerrières, des prêtresses, des saintes, des sorcières, des poétesses, des compositrices. Elles ont vécu il y a fort longtemps ou bien hier, mais par leurs mots elles vivent encore, et elles brûlent… Le langage qu’elles emploient est universel…
Avant la première de ce spectacle donnée dans l’Auditorium de l’Opéra de Dijon, représentation qui sera suivie d’autres dates hors de Bourgogne-Franche-Comté, échange avec Camille Bordet, à l’origine du projet.
Après une mémorable présentation, en version concert, au Festival d’Opéras Baroques de Beaune en 2022, puis à l’Opéra Royal de Versailles l’année suivante, la compagnie lyrique Les Epopées, fondée en 2018 par Stéphane Fuget, livre son enregistrement de l’intégrale du Couronnement de Poppée (Incoronazione di Popea) de Monteverdi.
L’oeuvre, qui se compose d’un prologue et de trois actes, créé à Venise en 1643 (année de la mort du compositeur) a connu plusieurs versions et surtout quelques ajouts, tel le célébrissime « Pur ti miro » qui conclue l’opéra.
C’est ce coffret de trois CD et un beau livret, édité par Château de Versailles Spectacles, que BFC Classique a présenté dans son programme durant la semaine du 17 au 21 novembre en compagnie de Stéphane Fuget, échange que nous vous proposons de retrouver ici dans son intégralité.